L’Istiqlal appelle à la conclusion d’un nouveau contrat politique

L’Istiqlal appelle à la conclusion d’un nouveau contrat politique

أضيف بتاريخ ٠٢/٠٩/٢٠٢٠
Istiqlal Maroc Parti - حزب الاستقلال

Abdeljabbar Rachidi, membre du comité exécutif du Parti de l’Istiqlal

 Pourquoi le PI plaide pour un dialogue sur la révision du système électoral ?

Il ne s’agit pas uniquement du dossier des élections mais aussi de la problématique de la crise politique au Maroc, du manque de confiance dans les partis politiques, les institutions élues, le gouvernement, le parlement, les conseils régionaux, les syndicats…
Nous sommes face à une véritable crise. Il faut impulser une nouvelle dynamique à la vie politique dont une partie est relative aux élections. C’est dans ce cadre que s’inscrit notre initiative.

Que faut-il réviser au niveau de l’arsenal juridique électoral ?

Il faut ouvrir le débat sur tous les points, à commencer par la loi organique sur les partis politiques, le système de financement des partis, les mesures permettant la reddition des comptes, les listes électorales, le mode de scrutin, le jour du vote, le découpage électoral, la participation politique des MRE, la liste nationale, la campagne électorale, l’usage des symboles nationaux…Il faut débattre de l’ensemble des questions dont le renforcement du rôle des partis politiques qui doivent récupérer leur mission de médiation. Il s’agit aussi de l’ouverture des médias publics sur les partis politiques et la nécessité, dans ce cadre, de débattre de toutes les questions et problématiques à l’instar de ce qu’on fait sous d’autres cieux.  Il s’avère aussi nécessaire de bien lire et assimiler les messages politiques des jeunes et d’ouvrir un débat avec la société en vue de formuler une offre attractive…Le parti de l’Istiqlal appelle à la conclusion d’un nouveau contrat politique.

Quid du soutien financier aux partis politiques ?

Il est faible et ne permet pas aux partis politiques d’accomplir comme il se doit leur mission  constitutionnelle en matière de médiation. Il faut réviser ce système dans sa globalité. La loi organique des partis politiques doit aussi être revue. A titre d’exemple, les dons sont limités à uniquement 300.000 DH par an et par donateur. Certaines associations ont des budgets qui dépassent ceux des partis politiques.
 

Inspiration Eco du 7 Février 2020